Dunkerque

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Europe Dunkerque

Message par ROCO le Jeu 25 Jan - 15:41

J'ai retrouvé dans une brocante une reproduction d'affiche traitant du rembarquement des troupes à Dukerque ça complétera ce qu'on disait hier sur les anglais.
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Europe Re: Dunkerque

Message par dynamo le Ven 26 Jan - 1:37

Bonjour,

Autant je peux être véhément sur "Mers el Kébir" et que je n'admets toujours pas la véritable saloperie que la marine Anglaise a fait à la marine Française en juillet 40, je reste par contre trés mesuré sur les pseudo évènements arrivés sur les plages de Dunkerque.
L'affiche en question est une oeuvre de propagande de Vichy suite aux avatars arrivés à la marine Française à Mers el Kébir, Alexandrie, opération contre Dakar ,ect.

A Dunkerque la Royal Navy a embarqué des milliers de soldats Français sous le feu de l'ennemi, les troupes Françaises débarquées en Angleterre reçurent un super accueil de la population Anglaise, les quelques problèmes sur les plages ont été des problèmes particuliers, entre hommes, et notamment du à l'incompréhension linguistique.
D'une manière générale les Anglais à Dunkerque ont eu une excellente attitude.
Cordialement

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Europe Re: Dunkerque

Message par ROCO le Ven 26 Jan - 2:08

Il est resté tout de même beaucoup de français sur le carreau et j'ai connu, et je l'ai relaté, un chauffeur de car qui avait fait Dukerque et qui a été empêché de monter sur un bateau à coup de crosse,il avait arrêté son car et pleurait en nous rencontrant cela(il avait entendu à la radio l'anniversaire de la bataille de Dunkerque ) et il a été fait prisonnier par la suite .il serait resté aussi des anglais sur la plage mais beaucoup étaient blessés. Je ne suis pas compétent pour avoir un jugement exact et laisse le soin à dynamo de dire la juste chose.
Pour l'affiche si c'est une propagande de Vichy déplacée là et mettez là ou elle doit être.
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Europe Re: Dunkerque

Message par dynamo le Ven 26 Jan - 2:50

Il est resté tout de même beaucoup de français sur le carreau

Oui Roco, tu as raison il est resté trop de Français sur les plages .
La plupart étaient des isolés, soldats sans unité constituée, ou ne s'étant pas rendu au camp des dunes pour se faire recenser et obtenir un tour d'embarquement.
le plus difficile à admettre fut pour les troupes ayant défendu le camp retranché jusqu'à la dernière minute et s'étant fait hacher sur place, n'ont plus trouvé de bateaux lorsqu'elles sont arrivées au port. Les derniers bateaux étaient repartis à vide n'ayant plus trouvé de troupes à embarquer.
Ces malheureux soldats qui avaient livrés les combats probablement les plus durs de la campagne de France, des héros, sont partis pour cinq ans dans les stalags.
Quel gachis !

Cordialement

dynamo

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Message par Tobrouk le Ven 26 Jan - 4:51

ROCO
Je n'ai pas jettée ton affiche, je l'ai seulement réduite!


Amitiés

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Message par ROCO le Ven 26 Jan - 20:38

Pour conforter lesdire de Dynamo


Les chars allemands poursuivent leur progression. Le 24 mai, les avant-gardes de Guderian établissent six têtes de pont sur l'Aa et atteignent Bourbourg ; elles ont pratiquement le champ libre lorsqu'un ordre impératif du général von Rundstedt, confirmé par Hitler, obnubilé par la prise de Paris, les stoppera net jusqu'au matin du 27. Les Alliés profiteront de l'aubaine. Ils se regroupent en hérisson pour tenir pied à pied un corridor s'étendant de la région lilloise à Dunkerque, sur une centaine de kilomètres de profondeur et trente à quarante de largeur.

Pour se dégager, le général français Weygand mise sur une traditionnelle contre-attaque. Le chef du corps expéditionnaire britannique, le général Gort, ne partage pas cette option. À moyen terme, l'évacuation lui semble inévitable. Le cabinet de guerre britannique lui donnera raison. Le 26 mai, la décision tombe : «En de telles conditions, une seule issue vous reste : vous frayer un chemin vers l'ouest, où toutes les plages et les ports situés à l'est de Gravelines seront utilisés pour l'embarquement. La marine vous fournira une flotte de navires et de petits bateaux, et la Royal Air Force vous apportera un support total...».

Rassembler en aussi peu de temps une petite armada n'est pas chose aisée. Qu'à cela ne tienne, la Royal Navy détache immédiatement 39 destroyers, des dragueurs de mines et quelques autres bâtiments. Mais c'est insuffisant, car la faible déclivité des plages oblige les navires de fort tonnage à mouiller au large. Il faut dès lors mobiliser des ferries, des chalutiers, des remorqueurs, des péniches, des yachts et d'autres embarcations encore plus modestes, les désormais célèbres little ships. Il en vient 370 équipés tout au plus de deux mitrailleuses.

Il faut ensuite organiser cette noria. Entre Dunkerque et Douvres, la route la plus directe est la route Z, longue de 60 km, mais elle est à portée des canons allemands à la hauteur de Calais. La route Y évite cet inconvénient à ceci près qu'elle met Dunkerque à 130 km de Douvres ; qui plus est, elle constitue un terrain de chasse pour les vedettes lance-torpilles de la Kriegsmarine. La voie la plus praticable est la route X, longue de 80 km ; elle ne sera toutefois déminée que le 29 mai.

Malgré la vigilance de la RAF, le principal danger vient des airs. Le 29 mai par exemple, 400 bombardiers, protégés par 180 Messerschmitt, ont méthodiquement pilonné Dunkerque, mitraillant les plages sans omettre de bombarder les bâtiments croisant au large. Ce jour-là, le bilan des pertes est tellement lourd que l'Amirauté décide d'arrêter l'opération : au total, près de 250 embarcations sont envoyées par le fond ; des vedettes lance-torpilles ont raison de deux torpilleurs français modernes, le Jaguar et le Sirocco. Heureusement que le plafond des nuages, souvent très bas, et les fumées des incendies gênent la Luftwaffe, laquelle ne peut sortir ses escadrilles que les 27, 29 mai et 1er juin.

Les opérations de rembarquement sont incommodes. Il y a trop d'hommes et pas assez de bateaux. Pour s'échapper, il faut soit être accepté à bord d'un navire accostant au môle est du port (l'actuelle jetée s'avance en effet de 1 500 mètres dans la mer), soit rejoindre la plage et avancer en file indienne jusqu'à une embarcation légère qui fait le va-et-vient entre le rivage et le bâtiment au large. La machine s'est rodée ; le premier jour, 7 669 hommes ont pu rejoindre un port allié, 17 804 le second, 47 310 le troisième, 53 823 le quatrième.

Le 4 juin à 3 h 20, le Shikari, chargé à ras bord de soldats, quitte le môle pour sa dernière rotation. À 10 h, l'armée allemande investit Dunkerque.

À Londres, on éprouve du soulagement et de la gratitude : les combattants de Dunkerque sont traités en vainqueurs et non en vaincus ; sur les quais de débarquement comme dans les gares, on leur fait fête. Quand bien même Churchill prend soin de tempérer l'enthousiasme de son peuple, en soulignant que «les guerres ne se gagnent pas avec des évacuations» aussi héroïques soient-elles. Ces mots imprimés dans les colonnes du journal américain New York Times au lendemain de l'opération Dynamo ont conservé toute leur acuité : «Tant que l'on parlera anglais, le nom de Dunkerque sera prononcé avec le plus grand respect».
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Message par ROCO le Ven 26 Jan - 20:40

Pour conforter lesdire de Dynamo


Les chars allemands poursuivent leur progression. Le 24 mai, les avant-gardes de Guderian établissent six têtes de pont sur l'Aa et atteignent Bourbourg ; elles ont pratiquement le champ libre lorsqu'un ordre impératif du général von Rundstedt, confirmé par Hitler, obnubilé par la prise de Paris, les stoppera net jusqu'au matin du 27. Les Alliés profiteront de l'aubaine. Ils se regroupent en hérisson pour tenir pied à pied un corridor s'étendant de la région lilloise à Dunkerque, sur une centaine de kilomètres de profondeur et trente à quarante de largeur.

Pour se dégager, le général français Weygand mise sur une traditionnelle contre-attaque. Le chef du corps expéditionnaire britannique, le général Gort, ne partage pas cette option. À moyen terme, l'évacuation lui semble inévitable. Le cabinet de guerre britannique lui donnera raison. Le 26 mai, la décision tombe : «En de telles conditions, une seule issue vous reste : vous frayer un chemin vers l'ouest, où toutes les plages et les ports situés à l'est de Gravelines seront utilisés pour l'embarquement. La marine vous fournira une flotte de navires et de petits bateaux, et la Royal Air Force vous apportera un support total...».

Rassembler en aussi peu de temps une petite armada n'est pas chose aisée. Qu'à cela ne tienne, la Royal Navy détache immédiatement 39 destroyers, des dragueurs de mines et quelques autres bâtiments. Mais c'est insuffisant, car la faible déclivité des plages oblige les navires de fort tonnage à mouiller au large. Il faut dès lors mobiliser des ferries, des chalutiers, des remorqueurs, des péniches, des yachts et d'autres embarcations encore plus modestes, les désormais célèbres little ships. Il en vient 370 équipés tout au plus de deux mitrailleuses.

Il faut ensuite organiser cette noria. Entre Dunkerque et Douvres, la route la plus directe est la route Z, longue de 60 km, mais elle est à portée des canons allemands à la hauteur de Calais. La route Y évite cet inconvénient à ceci près qu'elle met Dunkerque à 130 km de Douvres ; qui plus est, elle constitue un terrain de chasse pour les vedettes lance-torpilles de la Kriegsmarine. La voie la plus praticable est la route X, longue de 80 km ; elle ne sera toutefois déminée que le 29 mai.

Malgré la vigilance de la RAF, le principal danger vient des airs. Le 29 mai par exemple, 400 bombardiers, protégés par 180 Messerschmitt, ont méthodiquement pilonné Dunkerque, mitraillant les plages sans omettre de bombarder les bâtiments croisant au large. Ce jour-là, le bilan des pertes est tellement lourd que l'Amirauté décide d'arrêter l'opération : au total, près de 250 embarcations sont envoyées par le fond ; des vedettes lance-torpilles ont raison de deux torpilleurs français modernes, le Jaguar et le Sirocco. Heureusement que le plafond des nuages, souvent très bas, et les fumées des incendies gênent la Luftwaffe, laquelle ne peut sortir ses escadrilles que les 27, 29 mai et 1er juin.

Les opérations de rembarquement sont incommodes. Il y a trop d'hommes et pas assez de bateaux. Pour s'échapper, il faut soit être accepté à bord d'un navire accostant au môle est du port (l'actuelle jetée s'avance en effet de 1 500 mètres dans la mer), soit rejoindre la plage et avancer en file indienne jusqu'à une embarcation légère qui fait le va-et-vient entre le rivage et le bâtiment au large. La machine s'est rodée ; le premier jour, 7 669 hommes ont pu rejoindre un port allié, 17 804 le second, 47 310 le troisième, 53 823 le quatrième.

Le 4 juin à 3 h 20, le Shikari, chargé à ras bord de soldats, quitte le môle pour sa dernière rotation. À 10 h, l'armée allemande investit Dunkerque.

À Londres, on éprouve du soulagement et de la gratitude : les combattants de Dunkerque sont traités en vainqueurs et non en vaincus ; sur les quais de débarquement comme dans les gares, on leur fait fête. Quand bien même Churchill prend soin de tempérer l'enthousiasme de son peuple, en soulignant que «les guerres ne se gagnent pas avec des évacuations» aussi héroïques soient-elles. Ces mots imprimés dans les colonnes du journal américain New York Times au lendemain de l'opération Dynamo ont conservé toute leur acuité : «Tant que l'on parlera anglais, le nom de Dunkerque sera prononcé avec le plus grand respect».
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