Bonjour Tobrouk,
Je peux confirmer cette observation au sujet du comportement des Allemands entrés en
Franche-Comté. Mon père doit en effet la vie à un médecin allemand. Blessé par rafale de
mitraillette à la jambe gauche, il était resté seul dans le bois de Vercel et, au bout d'une
journée, la gangrène s'était développée, malgré le garrot qu'il desserrait de temps en
temps. Trouvé par des ratisseurs, il fut conduit dans l'église du village où l'on soignait pêle
mêle des Allemands, bien sûr, mais aussi des Spahis métropolitains et indigènes, tous
couchés sur de la paille. Quand ce fut son tour, le médecin lui dit en français :"Je dois
vous amputer, mais je n'ai plus d'anesthésique excusez-moi. Prenez ceci." Et il lui plaça
un bout de bois entre les dents. Mon père disait que les Allemands auxquels il avait eu
affaire étaient des "guerriers".
Cordialement
Jean-Jacques