La 3ème D.I.M. dans la bataille de STONNE

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Message par avz94 le Lun 3 Déc - 3:02

Le 10 mai 1940:

La 3àme D.I.M est, depuis le 26 janvier , installée dans une zone de déploiement entre VITRY-LE-FRANCOIS et SAINT-DIZIER. Son P.C. est à SERMAIZE-LES-BAINS.
La division est placée en "Réserve Générale du Quartier Général", elle n'a pas encore reçu l'ensemble de ses dotations en matériels et ses trois Régiments d'Infanterie Motorisés n'ont toujours pas de véhicules organiques.
A 10 heures la 3ème D.I.M. reçoit l'ordre d'alerte de la IIème Armée, mais la situation n'est pas jugée inquiétante. Aussitôt les éléments détachés sont rappelés, les unités se regroupent et se tiennent prêtes à faire mouvement. Toute la journée la zone de stationnement est bombardée par l'aviation allemande (De son côté la 3ème D.C.R. n'est pas alertée, il lui est seulement prescrit de continuer l'instruction et d'accélérer la réception des matériels manquants).

Le 11 mai 1940:

Les bombardements ennemis se poursuivent sur les cantonnements divisionnaires de MAURUPT-LE-MONTOIS, PARGNY-SUR-SAULT et VITRY-LE-FRANCOIS.
L'intervention de la 3ème D.I.M. n'est pas envisagée.
Dans la nuit la 702ème Batterie de Défense Antiaérienne (702ème B.D.A.A.) est affectée à la division. Elle prend immédiatement position près de PARGNY-SUR-SAULT où se trouve la principale gare de la zone.

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Le 12 mai 1940:

Vers midi, à la suite d'un véritable duel, la 702ème B.D.A.A. abat 3 bombardiers moyens allemands Dornier Do 17 dont les équipages parachutés sont capturés. La Batterie a néanmoins deux tués et un blessé grave par mitraillage d'avion.
Vers 14h30 la 3ème DIM reçoit l'ordre de se porter, au cours des deux prochaines nuits, dans la région ATTIGNY-VONCQ et d'être à la disposition de la IIème Armée.
A 15 heures l'ordre est donné d'envoyer le 6ème G.R.D.I. à SENUC pour protéger le P.C. de l'Armée contre des éventuels parachutistes.
A 17 heures la zone de destination est connue :sud de SEDAN, région de STONNE-SOMMAUTHE (a 18 heures la 3ème D.C.R. reçoit l'ordre de se porter aussi vite que possible à l'ouest de LECHESNE. Cette mise en place est prescrite à titre de précaution et l'instruction en cours pourra se poursuivre).
Les mouvements de mise en place doivent s'effectuer à partir de 21 heures et au cours des deux prochaines nuits, sur deux itinéraires de part et d'autre de l'Argonne.

Dans la nuit du 12 au 13 mai 1940:

Sont acheminés :
colonne Est le 67° R.I.; 3ème Groupe du 42° R.A.D.; Transmissions et Q.G.,
colonne Ouest le 91° R.I.; 1er Groupe du 42° R.A.D.; 14° C.D.A.C.
Les mouvements s'effectuent sans incident sauf avec un sérieux retard lors de l'arrivée du transport de la colonne Ouest aux points d'embarquement.
Au lever du jour les bombardements causent de sérieux dégats à BUZANCY, LA BERLIERE et au réseau routier. La queue de colonne du 91° R.I. à 11 blessés vers midi, mais les unités atteignent les emplacements fixés vers 16 heures.
Le P.C. s'installe à BUZANCY.
A 18 heures la 3ème D.I.M est informée que l'ennemi a forcé les résistances de SEDAN et que les 55° et 71° D.I. refluent en désordre.
Elle reçoit l'ordre de se porter immédiatement :

d'abord sur la ligne L1 : TANNAY, UCHON-FERME, SY, OCHES;
puis sur la ligne L2 : lisière nord du bois de MONTDIEU, STONNE, MONT-DAMION;

avec le dispositif suivant : le 91° R.I. à l'ouest et le 67° R.I. à l'est, renforcés chacun d'une section de la 14° C.D.A.C. et disposant chacun d'un groupe du 42° R.A.D.
En tête la reconnaissance offensive sera effectuée par le 6° G.R.D.I.
Dès la tombée de la nuit les troupes entreprennent leur marche d'approche et le deuxième échelon s'achemine vers l'avant.
En début de nuit le P.C. de la IIème Armée est transféré à VERDUN, le 21ème C.A. reçoit un groupement composé des 3ème D.C.R., 3ème D.I.M. et 5ème D.L.C.

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Le 14 mai 1940 matin:

Le 242° R.A.L.D.rejoint les bois sur les pentes ouest du Mort-Homme. Les reconnaissances partent près de SY, pour équiper des positions de mise en batterie.
Vers 2 heures du matin, le 21ème C.A.décide de rétablir la situation en faisant contre-attaquer la 3ème D.C.R., en direction de BULSON puis de WADELINCOURT, avec des éléments de la 3ème D.I.M., à partir des bois de la Cassine et du Mont-Dieu. Cette action sera appuyée par toute l'artillerie de la 3ème D.I.M. qui sera renforcée par celle de la 3ème D.C.R. et se déploiera le plus au nord possible.
Dès 7h30 les 67° et 91° R.I. sont sur L1.
A 8h40 le 6° G.R.D.I. est en possition de couverture avancée sur L2.

En montant en ligne les unités croisent une marée humaine, composée de civils et de militaires sans arme, qui fuient avec toutes sortes de véhicules, plus souvent tirés par des chevaux et que les avions ennemis bombardent ou mitraillent pour semer la panique.
Vers 11 heures des chars allemands tentent de déboucher de CHEMERY mais ils sont arrêtés par la défense antichar du 6° G.R.D.I.
A midi le P.C. de la 3ème D.I.M. s'installe aux Petites Armoises, où il sera rejoint en cours d'après midi par le P?C? de la 3ème D.C.R.
Vers 14 heures les premières unités d'Infanterie rejoignent à pied L2 sous un soleil éclatant. La défense s'organise aussitôt et l'Artillerie commence son déploiement en avant de SY et des Petites Armoises. La 10° B.D.A.C. du 42° R.A.D. établit un barrage antichar arrière sur la ligne Petites Armoises, Bois de Sy.
Des élément légers ennemis sont faits prisonniers, ils appartiennent à des unités de la 1ère Panzer Division et du régiment "Grossdeutschland".
Après un parcours difficile sur des itinéraires bombardés et disposant d'un approvisionnement limité en carburant, les chars de la 3ème D.C.R. apparaissent sur leur base de départ à l'ouest de STONNE. Contre toute attente l'ordre d'attaque est annulé par le 21ème C.A. Les bataillons de chars de la 3ème D.C.R. sont repartis en soutien des unités d'infanterie des 3ème D.I.M. et 5ème D.L.C. Ils vont constituer des bouchons défensifs sur un front de 20 kilomètres.
Cependant tout au long de la journée les avions français et anglais essaient de détruire le pont de SEDAN. Ils affrontent une D.C.A. nombreuse et perdent 85 appareils.
Dans la soirée le Général GEORGES est prévenu que la contre-attaque n'a pas été exécutée et il renouvelle l'ordre de reprendre l'offensive pour le lendemain.
Les Allemands utilisent la nuit du 14 au 15 pour continuer à faire passer leurs blindés et leurs divisions motorisées sur la rive gauche de la Meuse, pendant que les batteries du 242° R.A.L.D. poursuivent leur progression vers le Nord et occupent les positions de tir à partir de minuit.
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Message par avz94 le Lun 3 Déc - 3:03

Le 15 mai 1940 :

A l'aube les Allemands attaquent dans la trouée de STONNE avec chars et infanterie.
A 7 heures l'ennemi prend STONNE et le PAIN DE SUCRE.
A 11 heures une contre-attaque française, menée par les chars B du 49° Bataillon et appuyée par toute l'artillerie, permet au I/67ème R.I. de se réinstaller dans le village. Mais 8 chars B sont mis hors de combat sur les 10 engagés.
La mise en place du 51° R.I. est retardée par les bombardements aériens et la contre-attaque, des 3ème D.C.R. et 3ème D.I.M,. est reportée à 17h30.
A 17 heures l'ennemi renouvelle une attaquesur STONNE et réoccupe le village.
Le 21ème C.A. décide alors d'arrêter l'opération, mais une compagnie de chars B du 49° Bataillon qui n'a pas été prévenue débouche à l'heure fixée. Elle progresse de 2 km au nord du Bois du Mont-Dieu avant de se heurter à une forte défense antichar qui l'oblige à se replier et lui détruit 2 chars.
Face au Bois du Mont-Dieu l'ennemi attaque massivement, mais les tirs d'artillerie et les feux du 91° R.I. lui interdisent d'arriver à la lisière et lui occasionnent de fortes pertes.
Pour relever ses morts et ses blessés il fait demander par un aumonier une suspension d'armes de trois heures qui lui est accordée. Par ailleurs des interrogations de prisonniers allemands confirment que des tirs d'artillerie ont écrasé un groupe de char rassemblés au fond de LAVAUX et une partie du 2° Bataillon du Régiment Grossdeutschland dans MAISONCELLE.
Ainsi au cours de la journée du 15 le 21ème C.A. n'a pas été en mesure de lancer la contre-attaque prescrite par le Général GEORGES. Mais attaqué sur tout son front par la 10ème Panzer Division et le Régiment Grossdeutschland il a réussi à contenir un adversaire qui espérait prendre à revers la ligne Maginot et s'ouvrir une brêche en direction de PARIS.

Le 16 mai 1940 :

A 5 heures 55 STONNE est repris rapidement par le III/51° R.I. qui appuyé par 2 compagnie de chars B du 41° B.C.C. et 1 compagnie de chars H 39 du 45° B.C.C. L'ennemi surpris essuis des pertes sévères, en particulier une unité de Panzers est détruite sur la route encaissée qui mène à STONNE.
Dans la journée la 702° Batterie antiaérienne est déployée en couverture du dispositif artillerie qui est constamment surveillé par un avion d'observation ennemi. Cet appareil cherche à déceler les P.C. et les batterie d'artillerie. A l'aide de son poste radio il déclenche des tirs qu'il régle en clair.
Vers 15 heures l'ennemi lance sur STONNE une violente attaque à base d'infanterie et de chars, appuyée par des bombardements aériens très intenses. Le 51° R.I. essuie des pertes sévères et doit évacuer le village.
Le repli vers l'ouest de la 5ème D.L.C. impose de déplacer vers le sud-est les P.C. de la 3ème D.I.M. et de la 3ème D.C.R. pour les installer à AUTHE. L'aviation adverse décelle le mouvement et s'acharne sur ce village. Très vite il y a des tués et des voitures détruites. Les P.C. s'installent alors dans la forêt à 1 km au nord de BELLEVILLE-SUR-BAR. Il est également donné l'ordre au II/42° R.A.D. de quitter SY et de prendre position dans cette zone.
En fin de journée le front se stabilise sur une ligne jalonnée par : le canal des Ardennes, la lisère nord du Bois de Mont-Dieu, le ruisseau du Grand Etang, la côte 339, la lisière sud-ouest de STONNE et le nord-est du Mont-Damion.
"STONNE, soumis depuis 2 jours aux feux de l'artillerie, des blindés et de l'infanterie des deux camps ainsi qu'aux bombardements de l'aviation allemande, est devenu un nid à bombes dont la conservation s'avère extrêmement meurtrière pour l'un ou l'autre des adversaires" écrira plus tard le Général Bertin-Boussu.

Le 17 mai 1940 :

A 5 heures 40 l'ennemi lance une forte attaque dans la trouée de STONNE et entre STONNE et LE VIVIER.
Les troupes d'assaut sont maintenant appuyées par une artillerieimportante et des actions incessantes de Stukas.
Le III/51° R.I. débordé ne peut se maintenir sur la crête de STONNE et ses unités doivent se replier sur une nouvelle ligne d'arrêt.
A l'est de LE VIVIER au MONT-DAMION le 67° R.I. parvient à contenir l'adversaire tout en lui infligeant des pertes sérieuses. Le III Bataillon du 5° R.T.S. vient à sa rescousse sur la route des GRANDES ARMOISES à LA BERLIERE. Tout au long de la journée l'ennemi poursuit ses assauts en engageant de nouvelles unités, mais des contre-attaques immédiates les repoussent violemment. La ligne de front est fluctuante mais elle résiste.
A 17 heures la 3ème D.I.M. contre-attaque en direction de STONNE, avec les III/51° R.I. et III/67° R.I., appuyés par une compagnie du 42° B.C.C. Elle reprend le GROS-BOUT et la lisière sud-ouest du bois de la côte 339 en faisant une centaine de prisonniers.
Pendant toute ces actions la 702° B.D.A.A. ne cesse de s'opposer seule aux nombreuses missions des bombardiers et des avions d'observations allemands (au cours de la bataille de STONNE elle réussira à abattre 14 appareils dont seulement 2 avions d'observation Henschel 126).
A la fin de la journée il ne reste que 2 bataillons de chars à la 3ème D.C.R. Ceux-ci sont engagés dans des actions de sections isolées près de STONNE pour le 49° B.C.C. et à proximité du bois du Fay-Grandes Armoises pour le 45° B.C.C.

Le 18 mai 1940 :

Après une nuit calme, l'ennemi reprend ses attaques. Partout il est repoussé avec des pertes importantes.
A 14 heures une nouvelle contre-attaque française est lancée vers STONNE avec les chars restant des 45° et 49° B.C.C., le III/51° et des éléments du 67° R.I. Chars et fantassins arrivent aux lisières sud de STONNE et prennent le PAIN DE SUCRE.
Mais soumis aux tirs incessants des allemands la crête doit être de nouveau abandonnée en fin de journée. Les chars restant de la 3° D.C.R. se retirent du front et font mouvement vers le sud-ouest.

Le 19 mai 1940 :

C'est une journée exceptionnellement calme, marquée essentiellement par des duels d'artillerie et des bombardements aériens de nuit. Dans le secteur entrent en action deux groupes d'artillerie hippomobile du 21ème C.A. stationnés à l'est de VOUZIERS (le I/109° R.A.L.H. équipé de 105L 1913 et le III/109° R.A.L.H. avec des 155 L 1917).
Dans la soirée le III/5° R.T.S. rejoint la 6° D.I.C. La 3ème D.C.R. regroupe des restes des 42°, 45° et 49° B.C.C. dans les bois sud-ouest de BELLEVILLE-SUR-BAR.

Les 20, 21, et 22 mai 1940 :

Au cours des journées la situation reste inchangée. Seule l'artillerie demeure active, elle contrebat les batteries ennemies avec efficacité. Néanmoins l'aviation allemande intensifie ses bombardements.
La 3° D.C.R. remet ses chars en état, il lui reste 20 chars H 39 au 42° B.C.C.; 25 chars H 39 au 45° B.C.C. et 15 chars B1 bis au 49° B.C.C.

Le 23 mai 1940 :

A 4 heures du matin, l'ennemi attaque sur l'ensemble du front. Les bataillons d'infanterie s'accrochent solidement au terrain mais sont trop dispersés pour constituer un front défensif continu.
A 9 heures 30 le 21ème C.A. met à la disposition de la 3° D.I.M. la 1ère Brigade de Spahis, constituée des 6° Spahis Algériens et 4° Spahis Marocains. Cette brigade est déployée sur la ligne : Ferme Uchon, corne sud du bois de Fay, Oches. Elle constitue un barrage de sureté en arrière de l'infanterie de la 3ème D.I.M. et en protection du dispositif artillerie.
A 12 heures l'ennemi s'empare des bois du Bontemps. Prè Naudin et TANNAY, il est arrêté à La Raillère mais progresse jusqu'à la Grange-au-Mont. A gauche le dispositif artillerie est menacé et le I/42° R.A.D. est pris à partie par des armes automatiques.
A 15 heures la 3ème D.I.M. contre-attaque, après une courte mais violente préparation d'artillerie, avec le 45° B.C.C., le 6° G.R.D.I. et la 1ère Brigade de Spahis. Les Cavaliers ont du mal à suivre la progresseion des chars et ne peuvent occuper le terrain conquis par les blindés. L'ennemi surpris se replie en hâte, laissant de nombreux tués et blessés, mais il n'abandonne pas totalement la poche de TANNAY et, à 16 heures, il déclenche des tirs extrêmement violents qui obligent le G.R.D.I. à abandonner la crête 276.
Aussitôt une nouvelle contre-attaque est relancée à 18 heures. Lennemi est rejeté au delà de la côte 276 mais ses armes antichars ont causé de lourdes pertes aux chars du 45° B.C.C. et aux automitrailleuses du 6° G.R.D.I.
A 19 heures, le 42° B.C.C. attaque entre la Berlière et les Grandes Armoises. Il réussit à atteindre la côte 269, à 1 km à l'est des Grandes Armoises, il chasse l'ennemi de la Berlière mais le Mont-Damion ne peut être dégagé.
A la nuit les deux bataillons de chars se regroupent un peu plus au sud et le 21ème C.A. fait connaître que la 35° D.I. s'établira demain sur la ligne : Canal des Ardennes, les Petites Armoises, le bois du Sy, Oches. Cependant le II/36° R.I. vient renforcer la 3ème D.I.M. au cours de la nuit.

Le 24 mai 1940 :

En début d'après-midi une violente attaque allemande est lancée au sud de STONNE en direction de LA BERLIERE et OCHES. Infanterie et Spahis, appuyés par l'artillerie de la 3ème D.I.M., elle-même soutenue par l'artillerie de la 6° D.I.C., arrêtent sur place les assaillants.
A 15 heures des contre-attaques sont lancées comme la veille et obtiennent des résultats équivalents. A l'ouest les 45° B.C.C. et II/36° R.I. réduisent la poche de TANNAY. A l'est le 42° B.C.C. attaque sur les Grandes Armoises et vers 18 heures une compagnie de chars H 39 pénètre dans la clairière de la Grange-au-Mont sur les arrières ennemi. Les autres compagnies du 42° Bataillon nettoient rapidement la poche de TANNAY. Le II/36° R.I. progresse lui aussi, mais comme ses positions sont les cibles des tirs de l'artillerie allemande, il est contraint de se replier sur la crête après avoir subi des pertes sévères. Dans la soirée l'ennemi est repoussé sur les positions qu'il occupait la veille. Très éprouvé il ne manifeste plus de velléités offensives et la bataille de STONNE est pratiquement terminée.
A 21 heures, malgré les objections des commandants des 3ème D.I.M. et 3ème D.C.R., le 21ème C.A. donne un ordre de repli vers le sud pour la nuit à venir.

Le 25 mai 1940 :

Entre 0 heures 30 et 8 heures 30, les unités de la 3ème D.I.M. se replient derrière la ligne tenue par la 35° D.I. Les chars restants de la 3ème D.C.R. se regroupent dans les bois sud-ouest de BOULT-AUX-BOIS, avant de rejoindre la zone de GRANDPRE le 31 mai, pour remise en état du matériel.

Du 26 mai au 7 juin 1940 :

La 3ème D.I.M. passe en réserve d'armée et installe son P.C. à OLIZY (à enciron 7 km de VOUZIERS). Cependant son artillerie organique (42° R.A.D., 242° R.A.L.D., toujours renforcée du 319° R.A.T.T.) est maintenue en ligne jusqu'au 7 juin, à la disposition de la 35° D.I. dont l'artillerie hippomobile ne peut rejoindre le secteur que le 27 mai. Cette dernière est composée des 14° R.A.D. (à 3 groupes de 75) et 214° R.A.L.D. (à 2 groupes de 155C) qui prennent position à l'est de VOUZIERS et y demeurent jusqu'au 12 juin.
Dans la journée du 26 mai l'ennemi lance des attaques, entre les Bois de Sy et Oches, mais elles sont écrasées par l'artillerie de la 3ème D.I.M.

Depuis le 14 mai les belligérants se sont affrontés dans des combats d'une extrême violence et les unités engagées ont subi de très lourdes pertes.
Du côte français le total dépasse 3 000 hommes dont plus de 1 000 tués; ces pertes peuvent être imputées à l'aviation ennemie, pour la plupart des tués.
Du côté allemand 1 800 morts vont être dénombrés après l'armistice de 1940. Les victimes sont le plus souvent causées par les tirs acharnés de l'artillerie française qui prennent à partie les unités pendant les déplacements, endommagent le réseau routier et font sauter les véhicules cahrgés de munitions ou de carburants.
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Message par capablanca le Jeu 18 Déc - 1:27

Organisation de la 3e DIM





Infanterie :


51e RI (motorisé)





67e RI (motorisé)





91e RI (motorisé)














Cavalerie :


6e groupe de reconnaissance de division d’infanterie
(motorisé avec automitrailleuses)











Artillerie :


42e régiment d’artillerie divisionnaire tracté (
3 groupes de 75)





242e d’artillerie lourde divisionnaire tracté





10e batterie divisionnaire antichar tractée du 42e
RI (8 canons de 47 mm)





702/409e batterie de DCA à partir du 11 mai (6 pièces
de 25 mm CA modèle 38)





Parc d’artillerie divisionnaire n°3











Génie :


3e bataillon de sapeurs mineurs (3/1 et 3/2)














Transmissions :


3/81 compagnie de télégraphiste


Train :


303/2 compagnie automobile de transport


Intendance :


3/2 groupe d’exploitation divisionnaire


Santé :


3e groupe sanitaire divisionnaire

_________________
QUI OSE GAGNE !
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