Bonjour
Les 2 000 légionnaires arrivés au camp de la Valbonne, de Sidi-bel-Abbès, avaient été choisis parmi 8 000 légionnaires. Le 11ème REI fut formé par 500 légionnaires d'actives, 500 réservistes et 500 engagés volontaire étrangés issus d'espagnols rescapé de la guerre civile, de Yougoslaves, tchécoslovaques ..;
L'encadrement posait problème car la Légion comprenait de nombreux gradés Allemands qui avaient été laissés en dépôt en Algérie. Ils furent remplacé par 23 officiers et 40 Sous-Officiers réservistes du 1er RTA appelés à Cholet et cédés à la Légion. Ils furent appelés les cadres blancs. Ces cadres blancs restèrent en toute clandestinité dans la Légion car, les cadre du 1er RTA sont inconnus sur les registres et sur le livrets militaires de ces cadres ne figurent que deux mots "Aux Armées".
Sur la période 39-40 le 11ème REI eu 3 Chefs de Corps :
Le Colonel MAIRE, a quitté le régiment fin février atteint par la limite d'age
Le Colonel ROBERT qui commandait le 1er RE. Il quittera le régiment le 4 juin pour prendre le commandement de l'ID de la 6ème DINA
Le Commandant CLEMENT, ancien chef de bataillon au 3ème RE issu d'une régiment d'infanterie. Il fut fait prisonnier le 23 juin.
P.S; :
Le 11ème REI avait dans ses rangs un dénommé Pierre ORTIZ.
Le Sergent Pierre ORTIZ avait déjà fait 6 ans de Légion avant son engagement le 6 novembre 1939. Il était le fils de Philippe ORTIZ, personnalité américaine bien connue qui résidait en France et y possédait de puissantes relations. Quand il apprit, en février 1932, que son fils s'était engagé à la Légion, à peine âgé de 18 ans, et en mentant d'ailleurs sur son âge, sous le nom de Zetro de Makowska, de nationalité polonaise, il fit appel aux plus hautes autorités pour faire revenir l'enfant prodigue. Le Maréchal FRANCHET d'ESPEREY, tout comme le Général GOURAUD, lui conseillèrent tout simplement d'aller voir sur place. Après une longue et minutieuse visite en Algérie et au Maroc, non seulement le jeune ORTIZ obtint de pouvoir rester à la Légion, mais son père, devenu l'ami du Général ROLLET, fonda "l'Association des Amis de la Légion Etrangère" qui, durant des années, défendit à l'étranger, et spécialement aux USA, ce que Monsieur ORTIZ père appelait : "une oeuvre de solidarité humaine et de justice, et par conséquent, de paix".
Dès le 6 novembre 1939, un certain Pierre ORTIZ, de nationnalité argentine, cette fois, s'engageait à la Légion pour la durée de la guerre.
Il reprenait presque aussitôt ses galont de Sergent. Il fut fait prisonnier en juin 1940.
Cordialement