La mémoire des camps

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Europe La mémoire des camps

Message par isaetdav le Mar 24 Jan - 23:38

Les principaux camps de concentration et d'extermination libérés il y a soixante ans abritent désormais, pour la plupart, un mémorial, voire un musée. Certains ont également un site Internet pour propager au plus grand nombre le souvenir des lieux et la connaissance des atrocités qui y ont été commises.

Il y a d'abord celui d'Auschwitz, symbole de la barbarie nazie, où moururent plus d'un million de personnes, pour la plupart parce qu'ils étaient juifs http://www.auschwitz-muzeum.oswiecim.pl/html/eng/start/index.phpLe site web raconte - en polonais, en allemand et en anglais - l'histoire du camp à la manière d'une encyclopédie interactive. Le texte principal, sur la page d'accueil, renvoie vers des articles traitant de sujets particuliers : les différents camps, les chambres à gaz, les marches forcées, la libération.

Pour chacune des trois parties du camp http://www.auschwitz-muzeum.oswiecim.pl/html/eng/historia_KL/kl_auschwitz_1_ok.html.Auchwitz Birkenau, Monowitz), le site propose une photo sur laquelle on peut cliquer et savoir quels étaient les différents lieux et quelles étaient leurs fonctions : prison, camp de travail, salle d'interrogatoire, salle d'expérimentation "scientifique", mur d'exécution...

Les nazis avaient mis en place cinq camps d'extermination en plus d'Auschwitz-Birkenau : Treblinka, Belzec, Sobibor, Chelmno et Majdanek. Seul le mémorial de ce dernier possède un site Internet. Il est assez peu fourni : un bref historique et les informations nécessaires à la visite du camp. On y trouve toutefois des http://majdanek.pl/en/galeria.htm.photos saisissantes, des costumes de prisonniers aux boîtes de Zyklon B.

Le site du camp de concentration de Buchenwald, situé en Allemagne, a choisi de privilégier l'historique détaillé. On y suit pas à pas - et en français - la construction du camp, les premiers internements, le suicide d'un ouvrier, première victime du camp, qui en connaîtra des milliers d'autres. En une page, et sans même une image, se trouvent décrites les exactions quotidiennes des nazis et la souffrance de leurs proies.

Le mémorial de Dachau, près de Munich, a choisi un historique thématique (en allemand ou en anglais) : l'organisation du camp, les débuts, les prisonniers, le travail forcé, la souffrance et la mort, puis la libération.

Il propose surtout http://www.kz-gedenkstaette-dachau.de/englisch/frame/vr.htm.une visite virtuelle du camp. Si celle-ci ne peut susciter la même émotion qu'une vraie visite, elle permet cependant à qui n'a pas la possibilité de se rendre sur place de découvrir les lieux à l'aide de photographies à 360 degrés (il suffit de positionner le curseur de sa souris sur l'image, de cliquer et de se déplacer). Chaque photo est accompagnée d'un commentaire et de documents d'époque.

On peut également noter une initiative intéressante, celle de Reinhard Fößmeier, qui a traduit le site en espéranto afin de le rendre - presque - accessible au maximum de lecteurs.

Les mémoriaux des camps [url]du camp. Si celle-ci ne peut susciter la même émotion qu'une vraie visite, elle permet cependant à qui n'a pas la possibilité de se rendre sur place de découvrir les lieux à l'aide de photographies à 360 degrés (il suffit de positionner le curseur de sa souris sur l'image, de cliquer et de se déplacer). Chaque photo est accompagnée d'un commentaire et de documents d'époque de BERGEN BESSEL[/url] et http://www.ravensbrueck.de/mgr/francais/index.htm.RAVENSBRUECK ont l'avantage d'avoir une traduction en français, mais ils n'offrent qu'un bref historique. Pour le second, il faut même se reporter à la version anglaise si l'on désire voir quelques photos.

Enfin, le très polyglotte mémorial autrichien de http://www.mauthausen-memorial.at/]MAUTHAUSEN a choisi d'enrichir son site de vidéos. On peut y voir le film Rückkehr unerwünscht (Retour non souhaité ), qui raconte l'histoire du camp, et des vidéos de témoins contemporains.

Si on opte pour la version française, on pourra regarder l'interview de Jean-Laurent Grey, ancien déporté. Si on préfère la version anglaise, ce sont vingt témoignages - dont le précédent - qu'on pourra visionner. Mais il faut maîtriser la langue de Churchill.

isaetdav
Invité


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Europe Pour que les témoignages survivent aux survivants

Message par isaetdav le Mar 24 Jan - 23:45

"Dans dix ans nous ne serons plus là pour témoigner". Ils sont plusieurs rescapés des camps à avoir prononcé cette phrase depuis le début des célébrations du soixantième anniversaire de la libération d'Auschwitz.

L'idée de l'inéluctable disparition des témoins est évidemment encore plus présente que lors de la dernière commémoration décennale, mais entre-temps est apparu et s'est développé un formidable moyen de transmission de la parole et des récits des survivants : Internet.

Le Centre de ressources sur la shoah Yad Vashem a rassemblé un grand nombre de lettres et temoignages en anglais. Ellels sont classées par thèmes (colonne de gauche) : d'"Antisémitisme et racisme" à "Survivants de l'holocauste" en passant par "L'arrivée des nazis au pouvoir", "Isolement et ghettoïsation", "La solution finale" ou "La résistance juive".

Des extraits de correspondances ou de journaux de bord permettent de mieux comprendre les difficultés du quotidien : la montée de l'antisémitisme, la difficulté de trouver à manger dans les ghettos, puis l'horreur des camps.

Le Mémorial américain de l'holocauste publie lui aussi des histoires personnelles réparties selon douze grands thèmes : des histoires d'enfants, des récits du ghetto, des camps, de la libération, de l'après... Dans chaque partie, les témoignages sont disponibles en vidéo, avec une transcription par écrit (en anglais) et une courte biographie.

Le site Holocaust Survivors a, lui, choisi, de se limiter à 6 histoires de survivants Six, comme le nombre de branches de l'étoile juive. Il y a donc Isak Borenstein et Shep Zitler, les prisonniers de guerre ; Eva Galler, qui a réussi à s'évader d'un train de la mort ; Jeannine Burk, enfant cachée ; Joseph Sher, qui a vécu les camps de travail, et Solomon Radasky, qui a connu le ghetto de Varsovie et plusieurs camps de concentration. On découvre leur histoire par écrit ainsi que plusieurs enregistrements audio dans lesquels ils racontent les épisodes les plus marquants de cette période noire de leur vie.

Et puis, il y a, à une autre échelle, l'énorme projet de la Visual History Foundation, créée par Steven Spielberg. En dix ans, elle a recueilli 52 000 témoignages de personnes originaires de cinquante-six pays différents, en trente-deux langues. Ces archives sont destinées à la recherche, aux projets éducatifs mais aussi à la consultation personnelle. Il est possible d'en voir une petite partie sur le site.

Pour les anglophones, les témoignages abondent. Le Net francophone en est, lui, beaucoup plus avare. Le site Anti-Rev.org propose plusieurs recits sur les camps et les marches forcées. On y lit notamment celui de Boris Bezborodko, qui a échappé de justesse à la chambre à gaz.

Les rescapés français - ou de langue française - de la shoah ont pourtant témoigné et continuent à témoigner devant des micros, des caméras, pour laisser une trace de la barbarie nazie jusqu'après leur mort. La Fondation pour la mémoire de la déportation explique qu'elle a lancé un programmes d'enregistrement mais les témoignages ne sont pas encore accessibles. Et à court terme, l'ambition ne semble pas être de les mettre à disposition du public sur Internet.

isaetdav
Invité


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