Gloire aux spahis

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Europe Gloire aux spahis

Message par Tobrouk le Sam 14 Avr - 19:12

GLOIRE DES SPAHIS, Colonel Yves JOUIN

… A la mobilisation de septembre 1939, plusieurs groupes de reconnaissance divisionnaires sont constitués à l'aide d'éléments de spahis en France, en Afrique du nord et au Levant.

Le 13 mai, après la percée du front à Sedan, les panzers de Guderian foncent vers l'ouest et nos troupes sont rejetées, au nord, sur la Meuse et, au sud, sur la route du Chesne.

La Horgne, 15 mai 1940

Dans l'intervalle s'ouvre, entre la IXe et la IIe armée française, une brèche de huit kilomètres où, le 14, s'établit la 3e brigade de spahis (2e R. S. A. et 2è R. S. M. ), placée sous le commandement du colonel Marc. Des renforts sont attendus avant le 15 mai au soir, mais il faut tenir jusqu'à leur arrivée en organisant un centre de résistance dans le village de La Horgne, au milieu de la trouée, entre Poix-Terron et Baâlons.

Après cinq jours de combats en Belgique et sur la Meuse, les effectifs sont déjà fortement entamés. Pour la brigade entière, ils ne dépassent pas la valeur d'un régiment avec des moyens antichars encore plus restreints. La position, dans un pays vallonné et couvert, se réduit au village de La Horgne, qui commande plusieurs routes sur l'un des axes de marche de l'ennemi.

En toute hâte, des barricades doublées d'abattis sont construites aux carrefours tandis que tous les chevaux et bagages sont dirigés sur l'arrière. Dès le 15 mai au matin, le contact est pris par des éléments légers de la 1ère panzerdivision, qui va être obligée d'engager la plus grande partie de ses moyens pour venir à bout de la résistance de nos cavaliers nord-africains. Utilisant au mieux leurs trois canons antichars, les spahis stoppent dans la matinée deux contre-attaques appuyées par des blindés, mais la faiblesse de nos moyens et l'importance de nos pertes rendent vite la lutte inégale. Dans l'après-midi, la 3e brigade est encerclée et, malgré l'incendie du village, les combats vont se poursuivre au corps à corps dans chaque maison et autour du cimetière.

En fin d'après-midi, après la destruction de leurs engins antichars et l'épuisement de leurs munitions, une cinquantaine de survivants du 2e R. S. A. , sous les ordres du colonel Burnol, essaient de s'ouvrir un passage les armes à la main. Comme beaucoup d'autres, le colonel tombe en combattant après avoir réussi à dégager une partie de son détachement.

Ils ont eu aussi leur "Camerone": la Horgne



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